Journal intime d'un pyrénéiste

Journal intime d'un pyrénéiste
"l'aventure est un engagement de l'être tout entier et sait aller chercher dans les profondeurs ce qui est resté de meilleur et d'humain en nous...." Walter Bonatti

lundi 9 août 2010

Crête de la Mourelle






Et bien aujourd'hui on révise les classiques avec donc la crête de la Mourelle escalade dite d'initiation, quand on ne se plante pas bien sûr de départ et qu'on connait l'itinéraire.

Départ donc 7h30 du Lac d'Aubert avec François. Montée rapide à la Hourquette d'Aubert, puis redescente vers le lac Nère. Le but est de rejoindre la Hourquette de Mounicot, que l'on croit voir au loin. Avant le lac on longe les éboulis puis on suit les cairns. Ceux-ci nous mènent effectivement, après une montée très raide, à un col, sous le Pic d'Astazou, mais c'est pas la Hourquette de Mounicot. Devant nous une crête, alors vers 9h20 on attaque. Et pour un échauffement on peut dire que ça nous a chauffé. Une longueur très difficile, sans prise pour les mains, sans doute en IV+, et où je me suis explosé le genou, suivi d'un saut au dessus du vide après 5 minutes de gros blocage pour 2m de désescalade(j'ai cru que je ne passerai pas d'ailleurs). Encore deux ou trois longueurs et on découvre notre erreur en même temps que la crête de la MOURELLE!!!!!
Finalement on arrive à la Hourquette de Mounicot et on attaque la vraie crête.

Première longueur constituée d'une très belle faille en III avec de bonnes prises pour arriver au sommet du premier gendarme.
Pour le second gendarme il faut après une petite longueur , passer dans une faille où se trouve un spit. François ne le sait pas et il grimpe dessus après beaucoup d'efforts. En effet c'est très étroit et ça ne passe pas avec le sac. Moi je passe dans la faille en évitant le "sommet" du gendarme.
Pour le dernier gendarme il y a une très belle longueur en III avec réglettes pour les mains, très bien protégeable, et tellement que je vais passer 5min à essayer d'enlever un coinceur coincé!!!
On arrive ensuite au niveau d'un gros bloc couché sous le sommet du Pic de la Mourelle.
A droite belle dalle mais un pas athlétique. A gauche versant lacs Nère superbe dalle aussi, bien expo, avec une grosse faille et un spit à base. Entre les deux une faille avec un bloc coincé. On passe par là, et là aussi c'est très étroit.

Finalement on sort 50m sous le sommet. Le reste se fait en corde tendu sur du II jusqu'au sommet

Reste à redescnte à la brèche puis la remontée à la crête d'Espade. Enfin encore une bonne heure pour retrouver la voiture, il est 16h15 mais bon quelle journée!!!

dimanche 8 août 2010

Palas, arête Sud-Est










Petit résume de ma dernière sortie en compagnie de Nieve, rencontré lors de la traversée des Halarisses il y a deux mois environ.


Il y a pour moi des sommets qui se détachent au regard, avec une éthétique remarquable, une beauté, une forme, bref une gueule que l'on voit de loin en se disant "Celui-là j'irai bien me le faire quand même". Et puis il y des sommets auxquels sont ratachés des souvenirs de grimpe, de partage, d'émotion.
Et quand pour moi ces deux éléments sont associés, celà donne le PALAS;
Gueule oui forcément , pyramide parfaite donnant sur les lacs d'Arriel et d'Arrémoulit avec une vue à 360°, et souvenirs d'une montée complètement improvisée et d'une première rencontre Pteam avec sparda.


Nieve voulait le faire et moi aussi je voulais y retourner. Naulhek m'avait titillé depuis quelques années (au moins 2, voire 3...) avec son arête Sud-Est, sur du bon cailloux ( ...) et qui file au sommet, alors quand la fenêtre météo s'est présentée on a voulu en profiter pour aller la voir de plus près cette SE...

Départ donc à 15h vendredi pour le refuge d'Arremoulit avec Isa pour aller passer la nuit au refuge d'Arrémoulit où elle a réservé. Après le passage d'ORTEIG, simple vire un peu expo, on arrive au refuge vers 17h30. Après le repas une surprise nous attend. En effet dans le cadre d'animations en refuges un CONTEUR est monté à Arrémoulit pour nous parler des légendes pyrénéennes. Moi je suis sous le charme malgré des ficelles un peu grosses .

Petite nuit sous la tente (et ou le refuge est plein et tant mieux on a très bien dormi), départ hier vers 7h15, le gardien ne servant les petit déj avant, pour rejoindre le Port du Lavedan. Le temps de trouver le départ de la Voie et on attaque vers 9h15.
Première longueur facile sans doute en II sup et puis il s'en suit une série de passages effectués en corde tendue. Finalement après quelques vires très expos à traverser des cairns indiquent un cheminement sur une dalle à droite contournant un mur vertical. Mais Isa attaque le mur. C'est du IV, et c'est pas moi qui le dit , et il faut passer en grosses .
Moi je n'ai passé du IV, encore moins en grosses, et comme si cela ne suffisait pas Isa me rajoute un poil de pression "Le relai ne tient pas, tu ne tombes pas!!!" .

En cherchant un peu et en tirant sur les bras (Je te promets Isa, je me mets à la falaise dès que je peux et j'apprends à poser les pieds!! ) je passe sans tomber. Une belle longueur, la plus belle de la course. Encore une traversée et une grosse betise de ma part et on retrouve le sommet vers 13h15 après 4h de crête. Le temps d'une pause bien méritée au sommet et on redescnd par les Géodésiens en faisant bien attention. Crêpe à la Myrtille au refuge et on retrouve la voiture après une super course.

Bon bien sûr merci Isa, j'ai bien conscience d'avoir des progrès à faire, alors promis, pour la prochaine j'apprends à me servir de mon reverso, et surtout, je me forcerai à trouver "le chemin le plus simple" et à poser les pieds!!!!!!!!"
Merci donc à toi et à la prochaine, dans la semaine si le temps le permet et en chaussons....

jeudi 5 août 2010

boucle aux Posets les 3 et 4 Aout










De retour de 2 jours aux Posets avec Flo voici un petit résumé de notre escapade espagnole, faite sur 2 j avec pour récompense ultime, l'ascension du 2ème plus haut sommet des Pyrénées.

Mardi donc départ d'Estos à 8h30 avec Flo pour une boucle dans le Massif des Posets, moins couru que la Maladeta mais qui vaut pourtant le détour.
Flo il connait bien le coin alors autant dire que quand il m'a proposé cette sortie j'ai dit OUI sans aucune hésitation.

Départ donc direction le refuge d'Estos, chargés mais motivés car nous on a prévu de bivouaquer.
Le début se fait sur une large piste que l'on quitte peu après la cabane de Santa Ana pour un chemin grimpant dans la forêt direction les Ibon d'Escarpinosa vers 2030m. Devant nous les Aiguilles de Perramo qui se dressent, derrière le massif du Perdiguère qui nous domine, encore...
On continue en direction des Ibons de Perramo et la le décors, et le sentier changent. D'un chemin cela devient une escalade à travers de gros blocs et moi avec avec la tente sur le dos je n'en peux plus. L'itinéraire se faufile entre les éboulis avec 2 ou 3 cairns part-ci part-là , et c'est raide, mais alors très raide
Vers 2300m j'ai un gros coup de pompe, mais alors du genre le coup de massue de 10.000 tonnes de Laura dans Nicky Larson (désolé les OLD's je vous parle d'un temps que les plus de 30 ans ne peuvent pas connaitre ). Flo lui continue, à un bon rythme.
Pause donc bien méritée à l'Ibon de Perramo, le temps de souffler et de récupérer un peu.
Finalement cet arrêt aura été salvateur et je repars comme en 40 direction le col de la Plana à 2702m que l'on atteint une heure après.

Flo a pour projet de faire le pic à gauche je l'en dissuade, il reste encore du chemin et la journée de demain est longue
Après le déjeuner on descend donc en direction l'Ibon de Grist, dominé par le Pic des Posets, qui apparait enfin au col. Descente à la jack, c'est à dire tout droit, et oui j'ai retrouvé des forces et avec ça ma propention à aller n'importe où en faisant n'importe quoi.

De ce lac à 2400m on remonte ensuite à l'Ibon de Posets ou Ibon Négro vers 2510m lieu de notre bivouac. Il est 15h30 donc encore tot. On se pose donc et commencons les repérages pour demain. En effet notre but estde rejoindre une brèche coté 2845m et qui donne sur la Voie royale, montée habituelle vers le sommet. Mais du lac à cette brèche rien, pas un sentier et pas un cairn. On comemcne donc à cairner le début qui contourne le lac par la gauche avant de prendre des pelouses herbeuses pour arriver à des éboulis puis au col

Après ce repérage on se pose tranquilement pour passer la nuit


J:2 Mercredi:
Lever à 4h30 le temps de plier la tente et de déjeuner et départ vers 5h25. Dans la nuit les cairns parsemés la veille nous sont très utiles et l'on atteint la brèche en moins d'une heure. De cette brèche on redescend de 50m pour remonter rejoindre la Voie Royale, chemin qui longe une falaise. Mais un autre cheminement semble partir directement du col sur la droite en empruntant la crête (si certains savent si ça passe, Dino et les autres )
Finalement on arrive à la Voie Royale, encore enneigée à partir de 2900m. On longe d'abord ce névé avant , en cramponnant de prendre pied dessus .Vers 3020m le sentier par sur la droite. Il est très bien tracé et ça monte vite pour arriver à la crête puis au sommet. Il est 8h05 et on est les premiers

Le temps de prendre des photos et on repart vers 8h30.

Ayant repéré des cairns on décide de prendre à gauche en évitant la Voie Royale pour rejoindre directement notre col. Mais ça n'est pas le sentier et le terrain est mauvais. On arrive quand même au col sous l'oeil hallucinés de randonneurs sur la VR.
Après tout va très vite, on rejoint le lac pour récupérer nos affaires, puis l'Ibon de Grist avant de remonter 300m de D+ pour retrouver le col de Plana. Descente du col durant laquelle Flo de fera mal au genou, puis on récupère le GR pour rejoindre les Ibon de Batissielle, superbe série de lacs, dans un paysage somptueux

On rejoint ensuite la bifurcation puis la piste jusqu'à la voiture à 15h20 après 10 bonnes heures de rando

dimanche 1 août 2010

crête du Petit Vignemale






De retour d'une super journée de montagne comme d'habitude avec Jean-Michel mais là avec en plus la présence de Benoit, mon ami qui fut mon partenaire de marche pendant mes années d'apprentissage, à l'assaut de mes premiers sommets!!! Un plaisir de le retrouver donc qui plus est sur une magnifique course et avec à la manoeuvre JM comme guide mais surtout PROFESSEUR, dans le sens le plus noble du terme

Départ donc avec avec JM à 4h30 de Tarbes pour rejoindre Benoit qui a passé la nuit à Ossoue. A 6h on se retrouve à 3 pour décoller vers 6h10. L'ambiance est décontractée et Jean-Michel et Benoit , qui ne se connaissent pourtant pas, se trouvant tès vite de nombreux points communs et la discussion va bon train. Le rythme est bon, toujours imprimé par JM en grande forme et quand Benoit prend la corde là ça cartonne encore plus. Finalement sans forcer on arrive au Petit Vignemale à 9h15. La Pique Longue est sous les nuages et le vent est violent. Moi je ne sens pas la crête mais je suis en minorité et on se prépare finalement. 9h30 on attaque la désescalade pour arriver au point coté 2990m. C'est la partie la plus délicate et qui demande un peu d'attention. On arrive à un piton où l'on descend du III, avec une vue plongeante sur le Glacier du Petit Vignemale qui peut impressionner. Mais bon nous on n'a pas le vertige alors ça passe sans souci.

Ensuite vient la remontée. Lcrête, impressionnate d'en bas, se révèle très facile. On fait des relais en tête avec Benoit pour finalement ranger la corde et finir désencordé à l'Epaule. De là après la Pointe Chaussenque on redescend sur le glacier. Le temps pour Benoit et moi de faire le Piton Carré et on retrouve Jean-Michel au pied de la Pique Longue.

Mais le temps est menaçant, les abeilles commencent à arriver. On grimpe donc vite (voire très vite, 14m/min pour moi sur la fin après la crête!!) au sommet puis on attaque la descente. Sur le glacier, sans crampons tout va très vite et on se régalle. Petite pause vers 14h après avoir essuyé une averse de grêle sur le glacier, et on reprt, la pluie recommençant à tomber. Au final on rejoint la voiture à 15h30 après une grosse mais surtout une SUPERBE journée de montagne.

Et comme il se doit MERCI JEAN-MICHEL et BENOIT, cette sortie, compromise à cause du lapin posé par YANN et VENTRACHOUX 36h avant s'est pourtant faite et fut MAGNIFIQUE

Alors à la prochaine

lundi 26 juillet 2010

Soum de Male






Le Soum de quoi!!!!! Mais c'est où ça? Alors je vais t'expliquer, c'est dans un vallon quasi désert, que seuls les Pyrénéistes connaissent et ce sommet c'est bien simple il est tellement peu fréquenté qu'à chaque fois que tu le fais tu fais une ouverture de Voie!!!
Voilà donc hier l'ascension du Soum de Male, un sommet pour se la pêter en somme (ou en Soum quoi...)avec comme guide Myoppy
Xavier le webmaster de l'excellent site RANDOZONE est là aussi ainsi que Fabrice et Valérie un couple montalbanais, Dimitri venant compléter le groupe
départ donc 6h45 des grangers de Boué pour rejoindre les lacs de CESTREDE. Dès le départ, Myoppy, 58 ans au compteur, imprime un rythme de fou. Je regarde l'alti c'est du 12m/min soient plus de 700m de D+ à l'heure. Moi je sais qu'il y en a qui ne vont pas tenir lonngtemps. 1h10 et on est au lacs de Cestrède après un passage à flanc au dessus d'une cascade. Puis il y a le gave à traverser. je pars devant les autres traversant avant./ il s'en suit 10mn à courir pour essayer de les retrouver , ça fatigue. Au loin le Soum de Male apparait. Un premier ressaut à passer et le col au loin , bien raide avant une crête qui semble facile. le ressaut se contourne plus ou moins sur la droite en essayant de passer ente les Rhodos, là où la pente est la moins forte. On atteint ensuite des éboulis et le col nous domine. On attaque les pentres raides, voire très raides sur ces éboulis puis l'herbe. On arrive à un petit lac et on prend ensuite à dtoite en direction de la crête. une fois atteinte celle -ci même si l'itinéraire ne se fait pas pleine crête, mais sur le versant de droite, passe pourtan ttrès bien et le sommet s'atteint facilement en 3h45. ouf.

Pour la descnte on essaye d'improviser une boucle par la cabane de l'Oule, mais après avoir un peu continué sur la crête on se retrouve au dessus d'une barre. On rebrousse donc chemin pour décider de rentrer par le même chemin.

A 14h15 arrivée à la voiture après une très belle journée même si le temps ne fut forcement de la partie, surtout au sommet où les nuages et le froid nous ont poussés à rentrer plus vite

lundi 19 juillet 2010

Face Nord de l'Ossau par la Fourche






De retour de "balade" hier je vais essayer de raconter ma journée en utilisant une série d'euphémismes, la vérité vécue hier dépassant pour beaucoup les mots que je vais employer.
Hier donc j'ai fait avec Jean-Michel, la Face Nord de l'Ossau par la Fourche. Et ça faisait longtemps qu'on voulait se la faire .
Départ donc à 7h du parking d'Anéou pour tune première brèche , la brèche de Moudeils, par un sentier passant à flanc depuis le col de Suzon. Le sentier passe ensuite versant Nord , ombragé et toujours à flanc sur des éboulis croulant. Il conduit normalement à une brèche , la brèche des Autrichiens .
Voyant un névé et plus loin une pente en herbe, je décide de prendre , pas bête la pente herbeuse. Jean-Michel me suit. Pas de chance il fallait prendre le névé. Devant nous une escalade en IIsup, derrière 100 bons mètres de gaz .
On continue sans corde pour sortir et arriver finalment à la dite brèche à 2200m d'altitude. Allez plus que 650m d'escalade maintenant.
Devant nous au loin le gendarme à contourner et le premier pas sur une dalle. On s'équipe il est temps à presque 10h d'y aller. Jean-Michel comme à son habitude attaque en tête et en libre sur la dalle en IIIinf .

L'escalade est facile, ça grimpe bien les pieds puis les mains tout en placement, un régal pour commencer. Il s'en suit quelques longueurs anneaux à la main avant d'arriver sous le gendarme que l'on contourne par la gauche non sans avoir passé (mais là je crois que je me suis bien planté!!!), une dalle bien lisse. On continue ensuite de monter pour arriver à la transition, la vire le 'Embaradère. Jean-Michel m'explique "tu peux continuer tout droit, c'est du I, II et tu sors direct ou passrr la vire". Nous on choisit cette option. La vire c'est rien, juste une traversée herbeuse avec 400m cde vide absolu . En clair ça serait facile si ça n'était pas gazeux. On préfère quand même s'assurer à des béquets pour passer
. Après la vire , le couloir de la Fouche . C'est un couloir un peu raide, surplombé de falaises abruptes, avec contre la paroi des éboulis et vers le vide du rocher. Et le rocher est meilleur!!!!
On remonte le couloir donc qui finit par un névé et vant la sortie on attaque à droite sur la paroi. Escalade qui a tout d'une grande, avec pas mal de vide et quelques clous pour s'assurer.. Avec Jean-Michel, on s'arrête un peu pour contempler: à gauche les parois d'escalade, à droite le vide, devant les pas d'escalade. On est seuls, loin de tout, des corbeaux et quelques vautours guêtent nos faux-pas, mais il n'y en aura pas .
Le silence est là, seulement intérompu par les : "10m" puis "5m" et "2m" que je crie à mon premier de cordée comme un interminable refrain, celui d'une balade au paradis .


Finlament on sort pour arriver devant les dernières diffiucultés. L'heure à déjà bien tournée, il est 13h passés et on croise une cordée venant du Petit Pic qui nous domine alors. Le contraste est saisisant entre eux et nous. Venant de la falaise ils grimpent sécurit posant au moins 6 points d'assurance entre chaque relai . On en profite pour manger un peu et puis on les suit, tout droit bien sur évitant les dalles blanches. Jean-Michel grimpe en libre et fait cette longueur en III sup sans assurance jusqu'au relai . Le couple nous dira ainsi "vous ne grimpez pas avec beaucoup de matériel vous !!!". Enfin sortis on avance anneaux à la main puis une dernière longueur en III que je fais en tête, un plaisir , pour sortir sous la pointe d'Espagne que l'on gagne en 10mn. Et là comme si la journée n'était pas assez excptionnelle comme ça on est seuls au sommet. En effet pour la course Mondo vélo la route su Somport est fermée et donc les gens ne sont pas sortis. Seuls au sommet de l'Ossau, avec un ciel sans nuage, le paradis . un rêve après une escalade de rêve. Mais il est tard déjà 14h30. Le temps de descendre par la voie normale sous un cagnard pour arriver à 18h à la voiture. La fin est rude, longue et éprouvante en plein soleil, mais que la journée fut belle et intense.

Un pur plaisir, égoïste mais partagé, la sensation de se retrouver. Je me suis rarement dit autant de fois dans une course "mais quel plaisir". Hier dans cette course, par l'ambiance gazeuse, l'escalade, facile, tout en placement, le paysage sur les lacs d'Ayous puis au sommet, la compagnie de mon équipier, je n'ai pas cessé de ma le dire
Alors remercier, oui indéniablement mais c'est si peu. Juste à la prochaine Jean-Michel

mercredi 14 juillet 2010

Pic de Ger








Un petit Pic qui ne paye pas de mine, pas difficile et accessible à tous mais qui pourtant offre un magnifique panorama. Voilà comment on pourrait décrire le PIC DU GER qui malgré 1300m de dénivelée et une montée au col sur des éboulis croulants et un peu galères pour le novice , présente une montée facile.
Départ donc à 6h15 de Gourette. Là on remonte le vallon tout droit en ayant repéré à gauche le mamaelon et à droite le pic entre lesquels se trouve le col à rejoindre. Montée facile sur des pelouses herbeuses et suivant la télécabine Beziou. Vers 1800m on appercoit le sentier que l'on suit avant vers 2100m de rattrapper les pistes pour les 4*4 de la station. Peu après le sentier part à gauche au dessus de 2 laquets, les lacs du Plaa Ségouné avant, par une remontée sur des éboulis croulants, d'atteindre le Col du Plaa Ségouné. le sentier passe ensuite versant Ouest en descendant légèrement puis remonte un peu plus fort. Vers 2500m il onge la crête avant de finir par une pente plus forte jusqu'au sommet, atteint en un peu moins de 3h. la vues est sublime, mais le vent nous pousse à ne pas trop nous attarder. Descnte donc à 9h40 pour arriver à la voiture à 11h.