Journal intime d'un pyrénéiste

Journal intime d'un pyrénéiste
"l'aventure est un engagement de l'être tout entier et sait aller chercher dans les profondeurs ce qui est resté de meilleur et d'humain en nous...." Walter Bonatti

vendredi 7 octobre 2011

LE 6 OCTOBRE 2011 LE JOUR OU TOUT S'EST ARRETE

Je l'avais imaginé depuis longtemps ce jour funeste, celui de l'enterrement aussi non pas que je le souhaitais , loin de là, mais parce que je sentais peut-être au fond de moi que rien ne pourrait entraver le destin et la fatalité. Je m'étais vu froid et distant , égaré et absent, je ne suis plus qu'un enfant qui divague en pleurant.

Retour sur la pire journée de ma vie donc

Hier à 7H15 comme tous les matins je pars au boulot, pas très motivé car ma relation avec mon chef s'est dégradé avec l'état de santé de ma mère atteignant son apogée peu avant qu'elle soit transférée à l'hopital, quand je me fis traiter de con, par deux fois droit dans les yeux, pour un ordre mal entendu. Hier donc je pars au boulot quand à mi-chemin je reçois un coup de fil de mon père
"son état s'est dégradé dans la nuit il ne lui reste que quelques heures à vivre"

Je prends donc l'initiative d'aller au boulot prévenir mon patron. Et là ça se gâte. N'ayant pas pour projet de rester à vie manœuvre, échaudé et échauffé par ce que je vis tant dans mon boulot que à coté, je lui balance que je ne sais pas quand je vais rentrer, ce qui est vrai. Il me rattrape par le collet et un échange musclé commence. Finalement je file à mon appart, me change et pars sur Montauban il est 8h.

2H15 plus tard entre travaux et circulation j'arrive à l’hôpital, chambre 248 et là je découvre une vision d'horreur. Ma mère est un zombie, les yeux en l'air, inconsciente, la bouche grande ouverte vers le ciel, cherchant l'oxygène en poussant de grands râles, comme un dernier appel au secours. Je lui dis bonjour puis quelques mots et craque à mon tour. C'est vraiment trop dur. Je sors avec ma soeur ainée, mon père restant dans la chambre. 30 secondes après mon père nous appelle la respiration s'est arrêtée. Il est 10H30

On le savait mais on encaisse, serrés les uns aux autres avant de faire constater le décès par l'interne de garde. J'appelle ensuite mon autre sœur, sur la route entre le Var et Montauban pour lui annoncer la nouvelle. Elle craque aussi. Je préviens enfin le reste de la famille, mes tantes pour leur annoncer la funeste nouvelle, que tout le monde attendait un jour où l'autre. On restera plus de 3h ensuite dans cette chambre à la veiller en attendant Christelle, au son des battements du micro de l'alarme rappelant un coeur qui lui s'est pourtant bien arrêté. Je me souviendrai longtemps de Co regardant les yeux entrouverts de ma mère en prétendant qu'elle est encore vivante. Mais non tout était fini.

Moi j'ai tenu encore un peu sans craquer, devant mes soeurs et la famille mais finalement je n'ai pas pu résister. Vers 14H30 tout le monde était réuni à l’hôpital, même Guillaume qui voulait voir une dernière fois sa grand-mère. On est resté encore deux heure en attendant qu'ils prennent le corps, à la veiller, à lui faire un dernier adieu aussi, chacun de façon différente. Moi je me suis isolé un court instant et je lui ai dit une dernière fois MAMAN.

Le corps fut ensuite préparé et descendu à la chambre mortuaire et nous sommes rentrés à la maison. J'ai passé ensuite la soirée avec Chris à préparer l'hommage qu'on lui rendra, 62ans de vie en 55 photos, j'aurais voulu qu'il y en ai 100.

La peine ne s’atténuera pas le souvenir non plus, et tout à présent dans ma vie va changer.

Adieu maman

jeudi 6 octobre 2011

Adieu Maman

MONIQUE PEZET

Née le 7 Juillet 1949 à Castres- Décédée le 6 Octobre 2011 à 10H30 à l’hôpital de Montauban
Mariée à Francis Pezet depuis le 25 Aout 1969
3 enfants



Repose en paix MAMAN

Tu auras eu la force de m'attendre ce matin, j'espère que là-haut aussi tu feras preuve d'une telle patience

JE T'AIME ET JE T'AIMERAI TOUJOURS

A BIENTÔT







mercredi 5 octobre 2011

CODE QUANTUM

Je vous parle d'un temps que les moins de vingts ans ne peuvent pas connaitre. Un age où Goldorak terraissait les Forces de Véga, quand aujourd'hui Bob l'eponge se bat pour préparer des hamburgers à Bikini Bottom. A cette époque donc passait une série intitulée CODE QUANTUM. Le scénario était simple et toujours le même. Le héros, Samuel Bekett, voyageait dans le temps, à des époques différentes, en "entrant" dans des personnages réels, vivants. Tous ces personnages avaient un point commun, ils devaient accomplir une mission, et c'est en fait Samuel Bekett qui la réalisait, à la place des personnes concernées.

Moi ma mission , peut-être le , ou du moins un , des buts de ma vie, je l'ai réalisé ce week-end.

Ca faisait déjà une semaine que j'essayais de digérer le deuil de ma mère, car même si elle n'est pas encore partie, j'avais senti, à l'instant où les ambulanciers l'avaient embarqués , un sentiment morbide et un désespoir absolu. Elle était éteinte, ne parlais plus, avait les yeux fermés et disait adieu à sa chaumière, puisqu'il était dit qu'elle ne rentrait plus à la maison. Une semaine de pleurs,de mon coté et pourtant j'y suis retourné, la revoir, peut-être une dernière fois. Je n'espérais rien l'ayant quittée aux portes du paradis et pourtant.

Dimanche donc je suis passé à l'hopital. J'étais seul avec elle, fatiguée mais consciente, paralysée mais lucide. Et on a parlé. Des mots simples comme "je t'aime" , des explications aussi. Je entendu de sa bouche, sans lui demander , ce que j'attendais depuis 15ans; la compréhension de sa part, de mon comportement. Elle savait, au fond , et depuis le début, que mon combat concernait sa maladie et non ELLE. Que derrière la violence des mots il y avait l'AMOUR D'UN FILS qui veut voir vieillir sa mère et qui cherche à la faire réagir contre la fatalité. On s'est régardés, j'ai pleuré, encore, mais de soulagement peut-être. Des larmes égoïstes qui ne me rendront pas ma mère, mais peut-être que ce jour là, son dernier où elle avait encore sa lucidité, elle aussi a accompli sa mission.

Je suis rentré le coeur plus léger, mais toujours aussi triste. Et puis j'ai cherhché un sens à tout ça et j'en ai parlé à ma soeur. Finalement pour moi, puisqu'il est dit que rien ne la sauvera et son son destin est scellé, il fallait lui faire comprendre deux choses:

*que durant ces 62ans de vie, elle a aimé et a été aimée par ses enfants et son mari
*que pendant son cours passage sur terre elle aura été UTILE aux gens qu'elle aura rencontré et qu'elle laissera une TRACE qui RESTERA.

Au delà donc des polémiques qui suivront avec X ou Y, même si ma peine est encore immense, je sais aujourd'hui qu'elle a compris ça. Moi je reste un fils qui va perdre sa mère mais j'ai au moins, pour moi, l'impression d'avoir rempli ma mission

Le problème c'est que dans Code Quantum à chaque fois qu'un mission est finie le héros est transporté de nouveau dans une autre époque avec une nouvelle mission à accomplir. Je sais déjà laquelle , et elle concerne cette fois ma soeur ainée, mais je ne suis pas sûr d'avoir encore assez de force pour la réaliser

dimanche 2 octobre 2011

crête des Alharisses avec Jean-Michel

Petite, enfin grosse sortie hier avec Jean-Michel aux Alharisses. On était déjà monté au Pic Moyen mais par une autre crête, cette fois-ci on fait la jonction Petit Pic-Moyen Pic
Départ à 7H40 de Cap de Long pour rejoindre la brèche au nord du Petit Pic, point de départ de la crête. 8H45 on arrive ai pied de la première cheminée, le temps de s'équiper et à 9h on attaque. Deux longueurs pour arriver sur la crête (la dernière courte en III) et la vue sur Cap de Long et le Néouvielle. Le reste de la crête est facile et on arrive au Petit Pic avant 10H. Pas le temps de trainer on repart. L'arête entre le Petit et le Moyen Pic est facile avec une seule longueur en III juste après le second rappel, mais 3 rappels mal négociés, et des relais un peu longs de ma part nous font perdre un peu de temps. Il reste une arête très ludique, offrant peu de passages techniques et une vue SUBLIME. A 14H30 on est au moyen pic le temps de manger et on repart direction le Grand Pic , enfin la deuxième brèche entre le Moyen et le Grand Pic. Là on s'échappe par un rappel équipé.

On longe ensuite la crête pour repasser versant Cap de Long et retrouver la voiture à 16H30 après une belle course.

En conclusion, pas mal de boulot encore pour moi, pour arriver à vite enchainer les relais sans perte de temps, mais un bon moment passé sur une crête pas difficile ni aérienne qui qui offre un panorama exceptionnel. De quoi oublier pas mal de choses






















jeudi 29 septembre 2011

MAMAN JE T'AIME

15ans que je me bats contre toi avant même que tu ne te battes contre la maladie. 15ans déjà que j'essaye de t'ouvrir les yeux quand tout le monde se cachait la vérité. J'aurais voulu avoir tord, croire que tu serais plus forte, et que ce qui était écrit ne se réaliserai pas. Mais d'AVC en cancers la mort a tissé sa toile petit à petit en jouant sa partition sans fausse note ni accroc.
Tout était écrit alors pourquoi, pourquoi toi MAMAN?

Moi j'ai eu le role le plus ingrat celui du fils indigne qui par amour pour sa mère cherche , contre sa volonté, à l'éloigner de son destin. J'ai été dur , agressif et violent, car ta maladie était dure, aggressive et violente. Il eut été si facile de ne rien dire , en accusant les gènes ou le mauvais sort , mais tu avais une famille et j'aurais voulu que mes enfants aussi puissent t'appeler MAMIE.

Aujourd'hui tout est fini, le combat est perdu, je suis là, seul, à faire la liste de tout ce que je ne t'ai pas dit, de me souvenir de tout ce qui nous a uni. J'ai la tristesse d'un fils qui ne dira plus jamais MAMAN, le coeur en miettes, détruit par l'amour que je t'ai caché.

J'aimerai te prendre encore dans mes bras, te faire ces bisous que tu m'a si souvent réclamé et que je te refusais, te dire une seule fois je t'aime et que ce moment ne s'arrête jamais ...

MAMAN

samedi 17 septembre 2011

Balaïtous par la VN

Rando aujourd'hui avec Jean-Michel
Partis pour faire la face Sud Est et la voie Ollivier du Bala, arrivés à Asté il pleut. On laisse donc donc la quicaillerie à la voiture pour essayer de faire au moins la Voie Normale. Départ à 6H15 à la frontale direction le refuge Larribet que l'on atteint en 2H. Pause avant que le gardien nous mette en garde car le mauvais temps arrive. On ne traine donc pas direction le Pas de la Barane après avoir dépassé les lacs de Batcrabère. On atteint la brèche vers 10h15 avant de redescendre vers l'abri Michaud. On essaye de rester à flanc malgré une petite descente et l'on rejoint l'abri en 40mn. Petite pause avant d'attaquer la fameuse Grande Diagonale qui se grimpe très facilement. Au niveau du col des Isards au lieu de prendre à droite en suivant les cairns on pousse trop loin et on est obligés de faire une petite traversée pour rejoindre le bon itinéraire. Mais ça passe bien jusqu'au sommet atteint à 11H50. Pas le temps de s'arrêter les nuages arrivent et on redescend par le même itinéraire. Pause déjeuner à l'abri Michaud avant de rejoindre encore le Pas de la Barane puis le refuge. On arrivera à la voiture à 17H10, sous la pluie mais juste pendant le dernier quart d'heure. Unde belle et GROSSE rando malgré le temps annoncé. Comme quoi faut pas toujours faire confiance à Météo France et aller voir sur place des fois!!!












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